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jeudi 18 juin 2026

LES THÈMES DU SALON - "Loger et nourrir pour le bien commun".

LES THÈMES DU SALON -
Du logement à la cantine, une même ligne de force s’impose pour bien des élus : reprendre la main sur la qualité. 
À Avrillé, la mairie pousse un urbanisme sur-mesure, attentif aux usages et à l’inclusif, loin des programmes standardisés.
Le maire de Saint-Christophe-du-Bois a de son côté fait de la cantine un choix politique, entre local, qualité et arbitrages assumés. 
Deux communes pour un même refus du “prêt-à-penser”. 
Un choix porté et défendu par Le Salon Territoires d’Anjou.

Le choix du local et du (bon) goût

À Saint-Christophe-du-Bois, le maire Sylvain Sénécaille a fait de la cantine un levier d’action publique. Qualité alimentaire, pédagogie et arbitrages budgétaires : un modèle exigeant qui interpelle directement les élus locaux.
Pour Sylvain Sénécaille, la cantine n’est pas un service secondaire. C’est au contraire « un sujet dominant et crucial », insiste-t-il. À son arrivée à la tête de la Commune de Saint-Christophe-du-Bois, le constat est sans appel : une restauration « très industrielle et pas dans notre démarche »
Impossible pourtant de basculer vers une gestion autonome. Il faut agir vite.
Le choix se porte sur un prestataire plus exigeant, mais aussi plus coûteux. Un arbitrage assumé. « On a des familles qui ont les moyens, d’autres qui ne les ont pas. » L’objectif est clair : garantir à tous les enfants « au moins un bon repas » par jour.
Dans un contexte marqué par la malbouffe, le maire revendique une position politique forte : « C’est un vrai combat. » Derrière ce mot, une réalité que beaucoup d’élus connaissent : difficulté à bien se nourrir pour des familles, pression des prix, influence des modèles alimentaires dominants. D’où un cadre précis sur lequel la municipalité décide de s’appuyer : respect de la loi EGAlim, produits bio ou issus de filières raisonnées, ancrage local et traçabilité. « On ne veut pas des produits qui ont fait trois fois le tour de la planète. »

Mais la qualité ne suffit pas.

Ce qui fait la différence, selon lui, c’est l’approche globale. « Les enfants mangent bien parce que c’est bon. » Une évidence, en apparence. Pourtant, elle repose sur deux leviers concrets : la (bonne) cuisine - « On a la chance, nous, à Saint-Christophe, d’avoir
un bon chef qui fait du bon, du beau et qui réalise tout sur place » - et la pédagogie. 
Animations, échanges, accompagnement : la cantine devient un espace éducatif. Résultat, les comportements évoluent. Le gaspillage alimentaire chute fortement : d’environ 100 grammes en moyenne observée à moins de 30 grammes par assiette. Les équipes s’adaptent, encouragent, responsabilisent. « Prends déjà ça, et si tu aimes, tu reviendras. »
Mais derrière cette réussite, une réalité plus rude s’impose : le coût. Avec environ 200 repas servis chaque jour, la facture est lourde pour la collectivité. « C’est un coût important. » Et dans un contexte de tension budgétaire, la question devient centrale. « On a de plus en plus de mal à trouver l’équilibre. »
Le maire assume pourtant sa ligne. « Je veux que les enfants mangent bien. » Un choix politique, au sens plein. Car la cantine dépasse le simple service : elle touche à la santé, à l’égalité et à l’éducation. « Si on peut planter une petite graine… »
Un message qui résonne directement auprès des élus locaux : entre contraintes financières et responsabilité sociale, la cantine est devenue un véritable révélateur des priorités publiques.

À Avrillé, “bien loger” et “bien vieillir” : une approche pensée pour les habitants

À Avrillé, la question du logement ne se résume pas à produire davantage. Face à une dynamique démographique soutenue – « La ville passera progressivement de 16 000 à près de 20 000 habitants dans les années à venir », rappelle Pierric Thuaud, Adjoint au Maire d’Avrillé en charge de l’Urbanisme et de l’Aménagement – la commune fait le choix d’un développement maîtrisé, attentif à la qualité de vie et aux besoins des habitants.
Cette évolution conduit la Ville à porter une attention particulière à la conception des projets. L’objectif n’est pas uniquement de construire des logements supplémentaires, mais de proposer des opérations adaptées aux différents parcours de vie : primo-accédants, familles, seniors, jeunes actifs... « Nous travaillons avec les opérateurs pour développer des projets de qualité, aussi bien sur les usages que sur les espaces de vie, les aménagements extérieurs ou encore l’intégration paysagère », explique l’élu.
Ville attractive, Avrillé entend poursuivre son développement en conservant ce qui fait son identité de “ville-parc”. Cette ambition se traduit par un dialogue étroit avec les promoteurs, les aménageurs et les architectes afin d’intégrer des exigences environnementales fortes et de favoriser des formes d’habitat plus diversifiées.
La commune accompagne ainsi des dispositifs innovants comme le Bail Réel Solidaire (BRS), facilitant l’accession à la propriété pour les primo-accédants, mais aussi des projets participatifs ou encore des opérations favorisant le lien social et l’autonomie des seniors.
« Bien loger et bien vieillir sont des enjeux étroitement liés. Ce qui nous guide dans chaque projet, c’est la volonté de permettre à chacun de trouver sa place à Avrillé, à
chaque étape de sa vie, tout en préservant la qualité de vie et l’identité de notre commune. »