vendredi 18 septembre 2026
LES THÈMES DU SALON - Logement social : pour aller au-delà des représentations
BIEN VIVRE EN ANJOUINSTITUTIONS ET SERVICES
En Maine-et-Loire, la tension du marché locatif social s’accroît : les demandes ont bondi de 40% depuis 2019 et le délai moyen d’attribution s’allonge. Face à cette crise, Laurent Bordas, Vice-président délégué pour le Maine et Loire de l’USH des Pays de la Loire promeut les organismes HLM comme de véritables boîtes à outils, capables d’agir bien au-delà du seul logement social. Un potentiel que les collectivités gagneraient à mieux connaître.
En Maine-et-Loire, les chiffres illustrent la pression qui s’exerce sur le parc social. Les demandes sont passées de 21 000 en 2019 à 29 600 en 2026. Dans le même temps, le délai moyen d’attribution est passé de neuf à près de seize mois. Et le taux de rotation du parc, c’est-à-dire la part des logements qui se libèrent chaque année, est tombé de 14% à moins de 7%. « On a de plus en plus de demandeurs et de moins en moins de logements qui se libèrent », résume Laurent Bordas.
Cette tension s’accompagne d’une réalité souvent méconnue : le logement social ne concerne pas uniquement les ménages les plus fragiles. Près de 65% des occupants sont salariés et 70% de la population française est éligible.
De quoi faire évoluer le regard. Laurent Bordas préfère ainsi parler de « logement abordable », une expression qui permet de sortir des clichés attachés au logement social.
Une gamme de solutions
Reste à mieux faire connaître cette boîte à outils aux collectivités. « Notre terrain de jeu, c’est d’abord les territoires. Nous sommes des acteurs locaux, des acteurs de proximité. Le partenariat est d’autant plus stratégique que le foncier demeure le nerf de la guerre ».
Pour les collectivités, l’enjeu est aussi là : considérer les organismes HLM non comme de simples bailleurs, mais comme des partenaires capables de construire des réponses globales, adaptées aux territoires et à leurs habitants.
